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La Terre Comme Un Jardin

7 Mar, 2022
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« Il y avait un jardin qu’on appelait la terre », chante Georges Moustaki. Dans cette chanson qui se chante comme une berceuse, il parle de jardin, de maison, des arbres, de petit ruisseau, de vallée, de saisons, et de fleurs. Quand on y pense, c’est vrai que la terre, qui nous paraît maintenant plus petite et plus fragile que jamais, est comme un jardin qu’on n’a jamais fini de découvrir et d’approfondir. L’expérience de cultiver son jardin sait réjouir le cœur, assoupir notre faim, nous en mettre plein la vue, et nous donne le sentiment d’être en contact avec la vie. C’est un peu collaborer avec la vie de diverses manières, que ce soit en préparant la terre, en plantant la semence, et en l’arrosant régulièrement. Le jardinier a sans doute le sentiment d’être un citoyen du monde quand il plante des arbres, des fleurs, ou des légumes. Ce sentiment pourrait aussi être de se voir faire partie de ce grand tout qui a donné naissance à tout ce qui vit et respire.

Je me demande si cultiver un jardin n’est pas en fait une manière d’habiter la terre, d’appartenir à un espace-temps, d’être en relation avec le monde, de donner un sens et une valeur à notre existence à tous. On pourrait penser que cultiver un jardin, pour certaines gens, c’est vraiment un jeu d’enfants, et aussi un plaisir bien réel. La terre, comme un jardin qu’on cultive, offre une expérience des cinq sens qui n’a jamais fini de nous émouvoir et de nous surprendre. Dans les deux cas, prendre soin d’un jardin et de la terre nous permet d’être créatifs, et de vivre en harmonie avec les lois de la nature, en nous percevons comme des acteurs et des collaborateurs essentiels. Ces mêmes lois naturelles contribuent à notre développement et à la survie de notre espèce.

Du moment que l’on voit la planète terre comme un grand jardin écologique, où nous vivons tous, il est difficile de se voir séparés ou éloignés de tout cela. L’image du jardin, en pensant à l’environnement, nous aide à considérer et écouter les besoins de la biodiversité. Ne faisons-nous pas partie intégrante de cette belle biodiversité? La réalité est que nous dépendons de l’équilibre entre les différents écosystèmes qui supportent le vivant. En tant que bons jardiniers, nous devons être attentifs à tout ce qui pollue l’environnement et les océans, par exemple, les particules de plastiques, et mettre en place des mesures pour restaurer les écosystèmes. Le dérèglement des écosystèmes (inondations, canicules, sécheresse, fonte des glaciers) peut faire peur et susciter différentes réactions, allant du déni jusqu’à l’action. Devant l’urgence d’agir, il faut se rappeler que voir la terre comme un jardin, c’est avant tout s’émerveiller du mystère de la vie. 


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